dimanche 17 octobre 2010
Clown ironique
Moins tu manges, plus tu es fatigué. Plus tu es fatigué, moins tu arrives à te lever pour trouver à manger.
Il faut prendre conscience de ce processus, de ce cercle infâme. Sinon il te tueras.
Cependant, beaucoup d'idées et de raisonnements jailliront de ce manque. On ne comprend pas le monde en étant riche. L'argent n'apporte ni bonheur, ni savoir. Il permet simplement de se construire soi-même sa cage, avec sa roue et ses graines.
Être un Homme, c'est vouloir avant tout se distinguer du rat. Peut-être que nous allons au même terminus que ce rongeur, mais nous avons dû passer par un autre combat, car nos armes ne sont pas les mêmes.
Peut-être que s'isoler dans le froid relève du gâchis. Mais le gâchis est un concept comme un autre, qui mérite d'être compris et enseigné par du vécu. Ce dont nous souffrons, c'est d'un privation d'expérience :
La moindre douleur ayant déjà été vécue par nos aïeux, tous est mis en place pour que nous ne croisions aucun contretemps dans notre existence. Mais pourquoi infliger ce privilège à des être qui, par là même, n'ont aucun idées de la valeur de leur existence ?
La richesse matérielle tourmente, car elle creuse toujours plus la plaie métaphysique qui gît dans notre crâne. Nous ne méritons pas de cette exubérance. Ceci n'est pas une conclusion logique, mais instinctive.
Nous ne sommes que des êtres vivants.
A smile two die for
dimanche 19 septembre 2010
Idée sans racine

dimanche 12 septembre 2010
Souvenirs
Les souvenirs sont comme des zappings perlés qui auraient finis par coucher avec la mort. Ils nous dégouttent, à présent, ils nous font peur. De la nostalgie teintée d’effroi. Aurons-nous une chance de les revivre un jour ?
Une à une, ce sont des épingles que l’on enfonce dans la colonne vertébrale. Pourtant leur présent n’était que rarement aussi désirable, bien souvent d’ailleurs, les meilleurs passés sont les présents éprouvants.
Le temps nous apprend que sans souvenirs, nous ne pouvons nous façonner de quelconque façon : on ne sait qui on est qu’à travers les choix que nous avons pris dans les différents événements qui ont jalonnés notre existence.
Pourtant, ces mêmes souvenirs nous perdent : ils nous apprennent que bien souvent, nous n’avons qu’erré face au vent, et que notre personnalité n’est qu’une suite « d’adaptation », de choix égoïstes ou notre intérêt était notre seul motivation. Nous sommes chaque caractère humain, et son contraire.