mardi 27 mai 2014

Satan et Eve

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Tu peux écouter en même temps et tout, enfin tu connais la chanson


Le seul héros valable en cas de fin du monde, c'est ce type à la chemise déchirée et sa pancarte "la fin du monde approche". Se sera sans aucun doute le plus combatif et le plus rassuré de tous.


Arrivé à 100 ans, mes dents retourneront d'où elles viennent, ma peau durcira comme le faux cuir des jours de gros marché sur la place, je ne pourrais plus aller nulle part sans qu'une horde de nana me harcèle.


C'est à l'école qu'on t'apprends à mépriser le mieux ceux qui ne vont pas à l'école.


Quand j'aurais 150 ans, chacun de mes mots sera un poème à lui tout seul. Et je ferais chialer les mômes tout le temps.


J'aurais un fils que je nommerais Joyeux Anniversaire. Pour lui répéter joyeux anniversaire chaque année.
Je l'enfermerais dans sa chambre tapissée d'un blanc cassé toute sa vie, avec un carton de Crayola.
Il n'en sortira jamais, mais je lui mijoterais chaque jour de bons petits plats.


A 200 ans, me passer le sel révélera de la véritable torture, et une mélopée s'échappera de mon cul à chaque passage aux chiottes.


L’adrénaline, c'est la version crue des ralentis dans les films. Le cinéma n'invente jamais rien.


A 2001, la plus charmante des momies. Mon regard sera capable de percer quiconque le soutiendra, et faire de lui un putain d'artiste contemporain.


En attendant, je mange des génoise fourrée à la framboise trempée dans du café. Assis là, j'ai l'air d'un con.





dimanche 20 avril 2014

fuck off number 5

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Il me reste toujours cette ribambelle de trous, dans le ventre. La douleur se fait sentir la nuit, dans le silence.

Même si par artifice, je préfère sourire à mon malheur, une cloppe au bec, au souvenirs de toutes ces nuits avec toi, les murs tapissés de sueur.

Il y a sans doute une classe chez toi que je n'ai jamais comprise. Mais ce n'est pas faute d'y avoir été témoin. Une môme avec un regard d'enfer, à faire fondre le plus parfait des connards.

Dans quel état doit être ton petit coeur, si c'est là l'une de tes première danse ?
C'est sans doute l'étape suivante, après m'être représenté tous les hommes qui pouvaient te passer sur le corps, j'imagine pire, j'essaie de me mettre à ta place.

dimanche 2 mars 2014

On ne se réveille pas de l'enfer quand on ne dort pas

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Les gens sont si sales ces derniers temps. J'ai l'impression qu'il n'y a plus de candeur en ce monde. Comme si tous les êtres humains se souvenaient avoir été des porcs, et aspiraient à y revenir.

Je l'imagine se faire prendre par tous les sens, se salir, rire, les yeux révulsés, la langue gonflée de désir. Je les vois horde à lui passer dessus, avec leur grosses mains encore grasses du cassoulet de midi. Ils rient à gorge déployée, d'une telle salope, et ils rient de moi.

C'est comme si le serpent parlait avant moi. C'est comme si plus rien d'autre que le réel le plus sombre ne gagnait du terrain. Comme si derrière chaque noblesse se cachait un charnier.

Je l'imagine se faire taire, se tirer les cheveux, je vois le gosse en lui chialer comme un hystérique, comme un prisonnier qu'on sort de sa cage, et qui déjà pousse la ritournelle du malheur et de la souffrance et de tant d'années à ne savoir quoi faire face à tant d'acharnement.

C'est comme si tout ce qu'il y avait de beau en ce bas monde portait une petite mention spéciale : des millions d'âmes humaines se sont crochetés les tripes, tordus les boyaux, la mâchoire raclée à même le sol rugueux. Des millions de corps en charpie. Le produit de ce spectacle.


samedi 1 février 2014

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Sur l'un de ses antiques meubles lustré à la cire d'abeille, une suite de photos d'hommes. Certains simplement encadrés et placés là, entouré de familles, d'amis. D'autre, un en particulier me semble-t-il, semblait orné d'objets lui ayant appartenu, artefacts d'un passé d'amour, vestiges de nos rituels païens, de cette façon qu'ont les vieilles personne d'honorer comme ils peuvent dans une époque qui ne veut plus leur appartenir.

J'ai fixé ces babioles antiques, ces photos souriantes de morts. Je me suis perdu en eux un moments, dans le pouvoir de souffrance surannées que m'influençaient l'aura de ces runes antiques